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Oxford - Retour en France

  • Julia
  • 3 avr. 2018
  • 4 min de lecture

Mon séjour à Oxford :

Je suis hébergée chez Ben, Ruth et Odin dans un petit village qui se situe à une vingtaine de minutes d'Oxford. Souvenez-vous, ils m'avaient accueilli à Lincoln juste avant de déménager. Je les retrouve pour deux jours dans leur nouvelle maison avant de prendre mon dernier ferrie pour rejoindre le sol français.

Lors de mon premier séjour chez eux, Ben m'avait fait goûter son pain. Quelle surprise de voir que cette miche était aussi bonne que celle qu'on trouvait dans les boulangeries françaises. A plusieurs reprise après cette rencontre, j'eu tenté à mon tour sa fabrication en suivant les conseils d'internet. Je fus Ô combien "so desapointed" (tellement déçu) quand je vu le résultat compact et friable de cette spécialité française. Rien qui ne ressemblâmes à la croûte brunâtre et à la mie moelleuse et aérée du pain de Ben. J'étais dans une impasse. Comment vais-je survivre à cette pénurie de pain jusqu'à la fin de mon séjour en Ecosse ? Paniquée, j'exprima mes déboires par messages interposés à Ben. Lui-même, ravie que son pain m'eu plu, se trouva fort embêter de ne pouvoir m'expliquer les secrets de cette artisanat par Whatsapp. Ainsi, il fût bien heureux de m'accueillir à nouveau chez lui pour me proposer de devenir mon professeur de fabrication de pain. Imaginez notre gêne, n'est-ce pas un comble qu'un anglais apprenne à une française à faire son pain ?

Ben est un adepte du faire soi-même. Il construit en ce moment une table de pique-nique pour le jardin de sa belle sœur. Pendant que la pâte à pain reposait, nous sortions les pinceaux et les produits pour imperméabiliser et traiter le bois de construction qui serviront à l'ouvrage. Dans son garage, Ben possède tout un attirail de vieux outils chinés sur les sites internet de revente. Nous profitons de l'après-midi pour sortir et visiter un site préhistorique de pierres verticales disposées en cercles. Des trésors y sont cachés dans les trous formés par l'érosion de l'eau. Enfin, nous finissons notre journée par deux pintes au coin du feu du Pub de son village.

Le lendemain, mon train pour Portmouth est à 14h20. Ben me propose d'aller visiter et manger un bout à Oxford avant mon départ. J'aime beaucoup l'ambiance qui s'y dégage. C'est une ville avec beaucoup de caractère où les étudiants passent encore leurs heures à traîner dans les couloirs des vielles bâtisses gothique de l'université. Nous sommes en semaine mais les cafés sont remplies. Un guitariste fait résonner de la musique au tonalités folk et les premières lumières de printemps font sortir une foule de passants. Nous contournons l'université et ses drôles de gargouilles et nous nous rendons dans un magasin d'antiquités. En sortant, Ben me tend un petit cadeau. C'est un tableau représentant le dessin d'un Cygne chanteur (Whooper Swan). Cet oiseau que j'avais observé pour la première fois en Ecosse. À mon tour, je lui offre une petite carte de remerciement et quelques photos que j'avais prisent lors de mon premier séjour chez eux. Quelle belle rencontre ! Je quitte Ben et attends sur le quai numéro 3 de la gare d'Oxford. C'est curieux cette sensation de savoir que demain je serai en France et que tout ça ne sera plus que derrière moi.

La traversée :

Le ferrie est des plus luxueux. Restaurants, magasins de souvenir, bar avec piscine, rien à voir avec ce que j'avais connu lors de mon départ de Dieppe. Comme pour l'aller, j'embarque en même temps que les voitures. Nous voyageons de nuit. Je comprends les conversations qui fusent à chaque ouverture de portes, à chaque coin de tables ou à chaque croisement. En trouvant la pièce où se trouve le numéro de mon siège, je remarque que certains passagers se sont installés avec leur matelas et leur duvet. Je réalise que je peux faire de même si je veux passer une bonne nuit. Il n'est pas trop tard pour retourner à mon vélo et récupérer mon matos. Je me prépare un nid douillet et rejoins le restaurant pour dîner. Une fois rassasié, je retrouve mon lit. Les gens lisent, écoutent de la musique où conversent tranquillement. La lumière s'éteint vers 22h et tout le monde s'endort. Je suis très bien installée. Le balancement du bateau me berce. Tout se passe bien. Tout se passait bien. Vers deux heures du matin, du bruit me dérange. Deux anglais, peut-être légèrement saoul, viennent s'installer dans la pièce. L'un d'eux s'endort tandis que l'autre décide d'emmerder son monde. Il s'installe juste sur les sièges situés en face de moi. Il allume la musique de son portable. Je lui demande d'éteindre. Deux autres personnes interviennent à leur tour. Il l'éteint puis la rallume, puis l'éteint. Il fini par se rapprocher de mon lit et essaie de poser sa tête au niveau de mes pieds sur mon matelas. Je lui renvoie très vite un : "No, what you doing ?! I don't want you !" (Non, qu'est-ce que tu fais ?! Je ne veux pas !). Il n'insiste pas et s'en va. Il pars s'endormir plus loin, puis revient vers moi. S'allonge près de mon lit prends mon sac à dos pour se faire un coussin. Puis se retourne bruyamment, met une de ses jambe à moitié sur moi. Là, je perds patiente. À vrai dire même, je pète un câble. Je le repousse de toutes mes forces. Il se retourne. J'en perds mon anglais et lui dit "Dégage !". Je fini par le taper réellement. C'est un vicieux, un provocateur, je le surprend même sourire à jouer ses scènes. Il s'arrête puis recommence, puis s'arrête. J'espérais qu'il se lacerait mais j'étais naïve. Je prends toutes mes affaires et m'installe plus loin. Il revient à la charge, je le jete une fois de plus. Une quinzaine de minutes passent quand les hauts-parleurs du bateau se mettent à annoncer notre arrivée. Il est 6h en France. Les lumières de la pièces s'allument. Je suis furieuse ! J'ai 70 km à parcourir aujourd'hui et je n'ai quasiment pas fermé l’œil de la nuit ! Je fais mes affaires et attends qu'on arrive. À ce moment, là cet emmerdeur de classe VIP passe devant moi et me dit un mot que je ne comprend pas. Le regard noir et à bout, je lui renvoie "Con.....rd" haut et fort. Je brûle à l'intérieure mais je décide m'énerver plus car il n'en vaut pas la peine. Il a simplement pourrit la réputation des Anglais en 4h. Shame on him !!! (Honte à lui !!!).


 
 
 

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